dimanche 1 février 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour quatre vingt cinq :


Parce que je vous intrigue tous autant que vous êtes. J’intrigue les passants, et les passantes. Mes doigts qui tapotent des mots que personne n’est en mesure de lire. Ni même de comprendre taper à la vitesse d’un train déraillant. Déraillant puisque les doigts ne reconnaissent plus réellement l’orthographe des maux .Alors pourquoi ne pas décrocher un sourire sans esquiver les intermittences. Condamner l’être dans un plaidoyer hautain. La mal intention poursuit l’oiseau sagement recroquevillé. Des mots pour parler des termes d’amour. Je n’ai que trois grammes d’amour dans le sang, je ne me sens plus réellement en vie, je suis en suspens sur ces nobles lettres dont je ne parviens pas à fonder le sens. Je suis une aventurière dans les choses que je ne connais pas. Je ne détermine plus rien. Mais parviens encore à vouloir faire les choses. Un art d’art. Je suis une intelligence marquante par son incapacité à traduire les pensées. Ce n’est qu’un samedi de retour. Ce ne seront que les derniers écrits de cette ancienne péripétie. Lecteur ou admirateur, fanatique ou critique, les écrits s’achèvent aujourd’hui. Samedi trente et un janvier. Après trois mois de pseudo dur labeur, nous achevons les bouts de pensées ludiques, esthétiques, et inertes. Dans un semblant de consentement fastidieux, j’incline la révérence. Je prends la fuite et irrite ma personne. Elle est venue sous un mauvais jour. Aujourd’hui. Fatigué par les soirées marginales. Il ne faut pas parler à l’animal têtu et borné. Il ne faut pas parler à celui qui ne prononce mots, et baisse les yeux. J’entends encore des anglais, des bouts d’irlandais, des choses qui finissent par être familières. Ils paraissent tous s’aimer. S’aimer. Ils paraissent tous fonder sur le même moule. Lequel ? Celui du je ne prête pas attention aux autres puisque je vis pour moi et par moi. Une connerie dans ce genre ; Des fabulations ou des révélations ? Il faudrait refaire un bilan, recréer une source et déterminer une conclusion digne de ce nom. Mais à quoi bon. Il fallait suivre les mots, pour pouvoir lire entre les lignes. Il fallait écouter le silence, et se fier à son absence. Dans un vide global, je suis une déesse invaincue. Un bout de jeune princesse, qui aura bien plus appris sur elle en quelques mois, plutôt qu’en quelques années. Peut être l’erreur est présente. Erreur humaine ou erreur tout court. Il nous a fallu plus de 21 751 mots pour définir un voyage. A recommencer. A recréer. A favoriser. Forgive my mistakes. Je suis une bilingue partie débutante, niveau intermédiaire. J’aurais aimé mon reflet une unique fois. Poupée de cire. Coupe le ton.
Dju is moving in a happy ending.

21 796.




THE END
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Les carnets de vie. IIPart.


Jour quatre vingt quatre :


Belle persécution amoureuse que l’air tend à reproduire sur nos corps fatigués. Il ne reste plus qu’à compter les secondes avant que le temps s’empare de nos êtres corrosifs. Je vis sur un nuage neutre, teinté de couleurs contrastées qui enlèvent l’émotion aux sentiments. On mélange des mots à peu près comme ceci, pour en changer la tournure et exprimer les parties cérébrales. Avec un langage à l’alambiqué, on fabrique des bouts de phrases qui nous ressemblent, ou qui tentent peut être vainement à nous ressembler. On a fini par ne plus envier les personnalités irlandaises, une certaine atmosphère d’adaptation s’est crée laissant une trace de bien être et de personnalisation de la ville. Aujourd’hui, à vrai dire nous sommes le trente et un, jour de départ. Et à vrai dire j’ai une fois de plus remis au lendemain l’écriture de la veille, mais qu’importe, il n’y a qu’un seul juge des écrits et les autres, nous finirons tous par les emmerder. C’est ainsi qu’il faut dorénavant concevoir la nature humaine. Dernier vendredi. Dernière soirée. Dernière journée. Derniers instants de shopping. Toutes de belles futilités que l’on ne se prive pas de citer, mais que l’on s’accorde tout de même à faire. La satisfaction du désir animal. Le temps est passé. Nous sommes sorties au restaurant, dans une ambiance girl et au revoir. Les adieux coincés entre deux portes de toilettes. Et des on se verra pendant les grandes vacances. La page se tourne à nouveau, et l’entreprise de la vie entre parenthèse ne cesse toujours pas. Voulons-nous vraiment qu’elle cesse ? Cette complaisance dans laquelle nous sommes bercés et l’où, nous seuls pouvons en jouir. Faire ce qu’autrui ne fait pas. On dansera jusqu’à tôt le matin, tant pis s’il faut se lever quatre heures après. La jeunesse ne se produit qu’une seule fois. Les cernes bailleront mais on enverra tout ailleurs, pour ne pas penser à nos corps amers. Je n’ai pas tellement bu. Je n’ai pas tellement été dans un état euphorique alcoolisé. Juste l’être qui commence à comprendre le fonctionnement, qui réalise enfin, que l’alcool ne fait pas toujours tout. Et que les personnes qui vous accompagnent suffisent à vous enivré dans des danses envoûtantes. Il est tard. Ou tôt. Il est l’heure d’arrêter les écrits de l’avant dernier jour.