dimanche 1 février 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour quatre vingt cinq :


Parce que je vous intrigue tous autant que vous êtes. J’intrigue les passants, et les passantes. Mes doigts qui tapotent des mots que personne n’est en mesure de lire. Ni même de comprendre taper à la vitesse d’un train déraillant. Déraillant puisque les doigts ne reconnaissent plus réellement l’orthographe des maux .Alors pourquoi ne pas décrocher un sourire sans esquiver les intermittences. Condamner l’être dans un plaidoyer hautain. La mal intention poursuit l’oiseau sagement recroquevillé. Des mots pour parler des termes d’amour. Je n’ai que trois grammes d’amour dans le sang, je ne me sens plus réellement en vie, je suis en suspens sur ces nobles lettres dont je ne parviens pas à fonder le sens. Je suis une aventurière dans les choses que je ne connais pas. Je ne détermine plus rien. Mais parviens encore à vouloir faire les choses. Un art d’art. Je suis une intelligence marquante par son incapacité à traduire les pensées. Ce n’est qu’un samedi de retour. Ce ne seront que les derniers écrits de cette ancienne péripétie. Lecteur ou admirateur, fanatique ou critique, les écrits s’achèvent aujourd’hui. Samedi trente et un janvier. Après trois mois de pseudo dur labeur, nous achevons les bouts de pensées ludiques, esthétiques, et inertes. Dans un semblant de consentement fastidieux, j’incline la révérence. Je prends la fuite et irrite ma personne. Elle est venue sous un mauvais jour. Aujourd’hui. Fatigué par les soirées marginales. Il ne faut pas parler à l’animal têtu et borné. Il ne faut pas parler à celui qui ne prononce mots, et baisse les yeux. J’entends encore des anglais, des bouts d’irlandais, des choses qui finissent par être familières. Ils paraissent tous s’aimer. S’aimer. Ils paraissent tous fonder sur le même moule. Lequel ? Celui du je ne prête pas attention aux autres puisque je vis pour moi et par moi. Une connerie dans ce genre ; Des fabulations ou des révélations ? Il faudrait refaire un bilan, recréer une source et déterminer une conclusion digne de ce nom. Mais à quoi bon. Il fallait suivre les mots, pour pouvoir lire entre les lignes. Il fallait écouter le silence, et se fier à son absence. Dans un vide global, je suis une déesse invaincue. Un bout de jeune princesse, qui aura bien plus appris sur elle en quelques mois, plutôt qu’en quelques années. Peut être l’erreur est présente. Erreur humaine ou erreur tout court. Il nous a fallu plus de 21 751 mots pour définir un voyage. A recommencer. A recréer. A favoriser. Forgive my mistakes. Je suis une bilingue partie débutante, niveau intermédiaire. J’aurais aimé mon reflet une unique fois. Poupée de cire. Coupe le ton.
Dju is moving in a happy ending.

21 796.




THE END
***

Les carnets de vie. IIPart.


Jour quatre vingt quatre :


Belle persécution amoureuse que l’air tend à reproduire sur nos corps fatigués. Il ne reste plus qu’à compter les secondes avant que le temps s’empare de nos êtres corrosifs. Je vis sur un nuage neutre, teinté de couleurs contrastées qui enlèvent l’émotion aux sentiments. On mélange des mots à peu près comme ceci, pour en changer la tournure et exprimer les parties cérébrales. Avec un langage à l’alambiqué, on fabrique des bouts de phrases qui nous ressemblent, ou qui tentent peut être vainement à nous ressembler. On a fini par ne plus envier les personnalités irlandaises, une certaine atmosphère d’adaptation s’est crée laissant une trace de bien être et de personnalisation de la ville. Aujourd’hui, à vrai dire nous sommes le trente et un, jour de départ. Et à vrai dire j’ai une fois de plus remis au lendemain l’écriture de la veille, mais qu’importe, il n’y a qu’un seul juge des écrits et les autres, nous finirons tous par les emmerder. C’est ainsi qu’il faut dorénavant concevoir la nature humaine. Dernier vendredi. Dernière soirée. Dernière journée. Derniers instants de shopping. Toutes de belles futilités que l’on ne se prive pas de citer, mais que l’on s’accorde tout de même à faire. La satisfaction du désir animal. Le temps est passé. Nous sommes sorties au restaurant, dans une ambiance girl et au revoir. Les adieux coincés entre deux portes de toilettes. Et des on se verra pendant les grandes vacances. La page se tourne à nouveau, et l’entreprise de la vie entre parenthèse ne cesse toujours pas. Voulons-nous vraiment qu’elle cesse ? Cette complaisance dans laquelle nous sommes bercés et l’où, nous seuls pouvons en jouir. Faire ce qu’autrui ne fait pas. On dansera jusqu’à tôt le matin, tant pis s’il faut se lever quatre heures après. La jeunesse ne se produit qu’une seule fois. Les cernes bailleront mais on enverra tout ailleurs, pour ne pas penser à nos corps amers. Je n’ai pas tellement bu. Je n’ai pas tellement été dans un état euphorique alcoolisé. Juste l’être qui commence à comprendre le fonctionnement, qui réalise enfin, que l’alcool ne fait pas toujours tout. Et que les personnes qui vous accompagnent suffisent à vous enivré dans des danses envoûtantes. Il est tard. Ou tôt. Il est l’heure d’arrêter les écrits de l’avant dernier jour.

jeudi 29 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour quatre vingt trois :



Nostalgie et brouillard. Un clin d’œil aux œuvres littéraires morbides que je m’offusque d’en faire référence. Je suis dans un nuage d’incertitude. Il ne répondra plus. T je sais qu’il ne faut pas s’attacher aux choses que l’on ne peut avoir. Ce n’est pas comme si on était le genre de fille à tomber amoureuse. Abandonne-moi à mon être espiègle.

Nous
sommes des oiseaux de passage, demain nous serons loin.

Les carnets de vie. IIPart.



Jour quatre vingt deux :


Je compte les messages lancés et sans réponses. Je compte les jours sans vouloir les voir disparaitre. Aujourd’hui, il n’y a plus de remise au lendemain les choses à faire en ce jour. Je suis au pied de la lettre les consignes du début. Je suis et j’écoute mes propres ordres. Je ne veux pas fuir le réel, mais je veux partir sans prendre conscience de mon départ. Je vis dans une incertitude environnante, qui fini par m’aimer. J’attends un être qui ne m’attendra jamais, et je ne m’offusque même plus à cette pensée. Parce que nous, nous pensons sans arrêt aux termes d’amour, que l’on se partage des belles et longues histoires d’amour qui n’existent que dans les regards des autres, et parce que moi, et uniquement moi, ne considère pas l’amour comme une chose à atteindre. Mais comme la chose à ressentir. Je n’ai pas de but dans la vie ; je veux juste laisser cours à mon plaisir personnel. Ne pensons pas absurdités. Je veux être une relecture. J’aime provoquer sa personne, j’aime jouer avec ce qu’il est, et peut être que mes mots le pousseront à répondre aux miens. Il ne me reste plus que trois jours en Irlande. Le temps passe trop vite. Et je ne veux pas retourner dans une routine routinière. Même si je m’y suis déjà glissée à cet instant là. Il faut de la précision pour couronner mon désordre. Je veux à nouveau m’emparer de toutes les futilités du monde, pour vous faire croire qu’en fin de compte, et en fin de personne, je ne suis qu’une personne troublée et superficielle. J’aime la dérision. J’aime contraindre mes doigts à écrire ce que je ne pense pas. Bientôt nous revivrons comme des anciennes amies. Je veux de l’or dans le soleil, celui qui me chauffe les joues au travers des vitre, celui qui m’apaise, non pas de colère mais de bonheur extrême. Je veux jouer avec le printemps, il m’attend sans que je l’attende. Il faut s’envoler vers les nouveaux horizons. Caresse une dernière fois la crinière blonde. Je caresserais les rayons.

Les carnets de vie. IIPart.


Jour quatre vingt un :


Des belles envolées de paroles fleuries. La constitution d’un paquet en mémoire de ce début de vie entre parenthèse. Doucement, la fin approche et refroidie. L’atmosphère intérieure, qui par contradiction bouille d’ardeur et se fixe dans une instabilité émotionnelle ardente. Le passé ressurgit lorsque petit gars italien révoque les propositions sexuelles et se tâte dans une attente à sens unique Il lui aurait fallu revenir un mois plus tôt, là où l’insouciance fusait. On frôle peut être la déception, mais la raison l’emporte. N’est-ce pas ? Un nuage de bons sentiments fait la fierté de mon égo animal. J’écris les parcelles de mots les surlendemains, j’écris désormais sans trouver l’inspiration. Les quotidiennes sont devenues corvées. L’esprit change et régresse. Où donc est passé la philosophe non certifiée des mots incongrus. Un jour je serais un être reconnu. En attendant, les rires remontent et les sourires se décrispent. Les nouveaux bonheurs prendront bientôt fin. Le printemps arrive.




Les carnets de vie. IIPart.

Jour quatre vingt :


Plus de Projet d’écriture.

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante dix neuf :


Les derniers espaces de lumière après la froide et sombre pluie intermittente. Le compte à rebours s’enclenche, on ne pense déjà plus à voir la fin approcher, comme un rival, on se bat contre la mesure du temps, rions pour disperser les côtés contraignants. Lors d’une bonne soirée française, nous profitons des éclipses de joie pour penser au quand on se reverra. Lançons des défis pour animer nos cœurs et nos rires. Demain serai cru. D’un revers de main, je lisse mon côté extérieur, dans l’optique absurde d’effacer le personnage français glissé en Irlande, tentant vainement d’être autre pour ne devoir partir. Grand paradoxe. Les soixante dix huit paraissaient interminables et fort distants du but. Voilà qu’au règne imparfait des choses inattendues, le plaisir se sacre. Désir des non retours. Il faudrait saluer la cause. Sur une note d’entrain, applaudissons les étapes nouvelles de cette nouveauté humaine. Elle a évolué. Mais ne parlons pas déjà de bilan. Dégustons le foie gras.

Les carnets de vie. IIPart.

Jour soixante dix huit :


La tête en avant. Trop malade pour l’écriture.

vendredi 23 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante dix sept :


Sous les phases lunaires, nous perdons pied dans son in attrapable face. Le bonheur est venu se mêler à mes yeux, le bonheur a surgi de nulle part, dans une seconde simple et forte d’envie inexplicable. Il fallait marcher, les yeux hautains et la cigarette placée entre deux doigts, pour ressentir le soleil se poser sur les joues à moitié froide et passer en revue les délices vitaux. Nouvelle sensation de jeune irlandaise, qui finalement regrette peu à peu les aventures passées et à passer, les aventures futiles et éphémères, que l’on s’enquiert lors de nos étranges voyages. Une semaine ne nous paraitra jamais suffisant pour finir l’exploitation des rues sombres et étroites. On parlera ce soir une dernière fois, de nous et de nos beaux souvenirs, parlons de ce que l’on aurait voulu faire, et redessineront le bonheur. Le soleil m’immerge, et l’odeur d’un printemps précoce se fait sentir. La seconde phase lunaire s’approche peu à peu, et fini par s’accrocher à mes pensées. L’instant d’un nuage noir, l’instant d’un soleil dissimulé derrière les vapeurs grises, et le caractère sombre réapparait, donnant à mes secondes à venir, une maladie triste. J’aurais pu éviter la mauvaise allure. J’aurais pu redéfinir les lettres de bonheur et tristesse. Parce que parler au conditionnel ne m’aura que trop affaibli, je convoite les choses qui me sont interdites. Je convoite un monde futile et superficiel, qui n’est pas mien, mais où l’on aime se perdre, puisque l’on reconsidère sans arrêt la personnalité qui nous reflète, et que l’on arrive, par des moyens pathétiques à se dire vide. On voit un creux immense et foireux, qui pousse le sourire dans la disparition et emmêle les songes dans des forets complexes. Je veux parler sans parler, et raconter les histoires les plus sordides au travers de mes yeux. Je veux que l’on ne lise pas les écrits, mais qu’on finisse par les interpréter. Je veux la reconnaissance de la personnalité et non la reconnaissance du jugement. Je veux l’impossible, mais le rêve est acceptable. Je veux une nuit dans ses bras, sans prendre trop à cœur la courte durée de ces deux êtres. A trop vouloir. Mon bonheur n’a pas eu de fin. Il ne recommencera pas tel qu’il a commencé, mais m’accèdera une fois de plus, en fin de soirée A la recherche de. J’ai fini par aimer ce que je détestais.

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante seize :




Partons dans des lubies disproportionnées envers la destinée morale. Partons dans des questions/réponses. Dans des courants littéraires faussés, qui pousseront l’être à entrer dans l’intégrité morale d’un autre. Partons dans des débats loufoques, où l’on suffoque sous le coup d’arguments. Il y a-t-il vraiment une logique dans le terme amitié. Il y a-t-il vraiment une quelconque envie, cachée ou non, dans ce terme ancestral. Faut il chercher à comprendre l’autre, lorsque l’on ne désire, invraisemblablement, que se comprendre. Je resterais assise dans ma sagesse factice, regardant le monde d’un œil ouvert, et m’interdisant d’oublier ce que j’étais, ce que je suis et ce que je serais. Je ne vois qu’une suite de conjugaison, une suite de mots mis à mots, qui s’empare de mon univers, dans lequel l’utopie règne. Nos conseils me pousseront à remettre tout en cause. Ils ont eu raison d’agir tel qu’ils le firent. Raison de douter de mes arguments, puisqu’ils n’étaient pas. Je suis dans un vague avenir incertain, penchant du côté de l’improvisation et du sans lendemain fixe, puis penchant, d’un côté organisé et prédéterminé. On juge pour survivre. On juge pour s’animer. On juge pour se divertir. On juge parce que l’on aime le chaos dans lequel on place nos personnages. Comme une grande bande dessinée. On dessine et crée nos personnages de toute pièce, luttant contre la monotonie de nos personnages, et recréant des caractères où l’on aura sans cesse quelque chose à dire. Si je prends conseille des dictées, je me force à agir selon la conscience de l’autre. Devrais-je une fois de plus analyser les termes de ces avertissements ? Rentrer dans une ère de paranoïa complète. On parle de conviction, de but et de bonheur, sans parler des choses réelles. On parle d’utopie et de monde imaginaire, sans prendre conscience de nos réels intérêts. Chacun gardera son côté moralisateur, chacun le gardera, puisque l’on veut que son suivant soit notre semblable. Remodeler autrui au travers nos iris. Il faut parler philosophie pour s’approprier les implicites. Il faut voir un piège incessant. Nous vivons dans une manipulation humaine constante, d’où, notre bonheur sort. Je n’ai peut être pas complètement perdu tous mes sens moraux. Après tout. Seule juge de mes actes.

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante quinze :


Inspiration une. Temps un.
Inspiration une. Temps deux.
Inspiration une. Temps trois.

Course unique après l’imagination vagabonde. J’acquiers de la prestance, les regards humains se posent et se retournent avec insistance. Est-ce la sensation du je m’en foutisme. Parce que finalement là bas, quelqu’un attend peut être impatiemment le long mois de débauche à venir. J’oublie l’imperfection. Je veux faire apparaître ce que je suis. Faut-il combattre entre le mystère et le livre ouvert. Chercher l’ineptie singulière. Inspiration sur script glacé. La douce et froide ingénue succombe aux dérisions chaleureuses. Tout comme la notion élémentaire du bien et du mal, elle s’efforce de faire fondre son principe conventionnel agressant l’être chéri. Parler un alphabet décalé ; il nous a suffit de connaître le mot des ambitions pour alléger les vides personnels. Une fin s’incline, lorsque la fièvre tombe.



Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante quatorze :



Journée inachevée. Je n’ai pas peur de la route, comme le voudrait le grand rouleau. Et si l’on s’arrêtait dans des rues étroites et sombres pour contempler le vide de nos personnes. Il faut admirer les couleurs au travers d’un objectif noir et blanc. Tout comme il faut découvrir les mots les yeux clos. Marcher dans l’inconnu désertique, tout donner contre la paresse. Mes fonctions ne remplissent plus mes tâches. Au cœur de la nuit, la métamorphose implose. Les deux faces s’animent. Chanter en fanfare sans prononcer mots. La renaissance de l’esprit se fait désirer, dans ce vide contemplatif, oubliant les inerties humaines. Nous ne savons plus vraiment où marcher, les sentiers s’effacent sous la lourdeur de nos pas automatiques. Parlons de gants de cuir noir arrachés aux sixties, parlons de tout ce que l’on se permet de recréer en dénaturalisant le vécu. Ne faudrait-il pas se contenter d’ouvrir les yeux et de laisser cours à l’improvisation totale. Sans repères. Je suis une machine imaginaire recréant le crée et se plaisant dans cet état de vol. Il est devenu impossible d’imposer ses vraies idées, sous l’emprise de l’universalisation, déroutante. Le mensonge accompli nos destinés.




lundi 19 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante treize :




Isolée. J’ai trouvé un égal de ma personne. Plutôt un nouveau membre cheminant dans mes égaux. Ce weekend, j’ai découvert la notion d’amis. J’ai découvert que, je ne pouvais compter que sur très peu de monde, et le monde social ne peut avoir d’incidence dans ce monde de travail futuriste. Travailler sur des planches, pour en faire ressortir le meilleur, en espérant retrouver un avenir prometteur. Je me suis basée sur une personne qui n’était pas moi, et toute l’introspection de ces soixante treize derniers jours est erronée. Je m’en veux de passer, à côté de ce que j’aurais pu être. Et bercée par mes songes utopiques, je me retrouve las d’émotions, en tentant vainement de trouver la vraie personne qui écrit les mots. J’aurais aimé un jour être écrivaine, photographe ou juste patron. J’aurais aimé combiné les passions. Je reviendrais avec une idée novatrice. Mélancolie passagère reprend de plus belle. Qui es tu. Il n’y a plus de profondeur, la lisse surface est omniprésente. Qui es tu. Laisse l’animal surgir sans tromper le fauve. Crois tu que les mots aideront la vocation. Qui es tu. Les troubles de l’alcool, les troubles sociaux, les troubles de la jeunesse. Elle est immature. Les troubles pensées. Se baser sur le j’aimerais être. Parce que l’on se croyait être un tant soit peu artiste. Perdu dans les beaux moments artistiques et contemplatifs. Qui es tu. Répète moi la chanson sans en écouter la fin, les notes joueront des maux sans que les mots ne me fassent plus mal. Merci à celle qui aura eu la bienveillance de me mettre une claque verbale. J’ai argumenté des jugements sans valeur. J’ai poussé le vice et enfoncer ma personne dans des argumentations futiles et inertes. Tout comme ce pauvre chat croisé à un bout de rue. Les fins heureuses ne sont jamais constantes. Il y a du mauvais dans toute bonne chose, et la bonne chose est que, je ne suis plus.

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante douze :


Back from Galway. Les yeux plombés, et les paupières achevées. En revêtant mes lunettes de soleil, je me pris pour l’inconnu aux deux visages, qui se plait dans ses contemplations absentes. Il était une fois, un périple de deux françaises en Irlande qui ne comprenaient pas la signification des arts irlandais. Qui ne daignaient comprendre et qui ne s’en sortaient pas si mal. Ce fut comme quitté les vacances. S’être aéré l’esprit et les membres des pollutions populaires. En écrivant aujourd’hui, ce lundi, les mots du dimanche, je me rends compte que je n’ai fais de ma personne qu’une perfection imaginaire. Laissons l’écriture du lundi au lundi. Il me faudra revenir sur ce point. J’étais dépourvu d’envie face à mon écran. L’envie disparait lorsque l’on stagne dans son esprit sur le quand je serais grande je ferais ceci ou cela. Je vis dans un trou noir inconfortable.


Jour soixante et onze :



Il faudrait percer le mystère Dju. Cette personne étrange et impulsive, qui se complaisait dans son bonheur en relation avec la fidélité parentale. Celle qui ne dissociait pas les amis des autres, celle qui ne voyait l’alcool que comme un aboutissement personnel. Celle qui s’illusionnait dans ses utopies, et qui par un samedi soir mouvementé, c’est fait remettre la tète à l’endroit sans pencher à gauche et à droite. On ne reviendra pas sur les faits arrivés, il fallait une prise de conscience, voyons à long terme les conséquences. Je ne suis qu’une artiste comme les autres, dépourvue de talent, ou se forçant à ne pas en créer, pour se placer dans une vie routinière. J’ai pris des claques. Je parlais pour justifier une personne qui n’existait pas et me cachait derrière une personnalité passagère. Peut être que les choses se dérouleront mieux, lorsque l’on verra les incidents de parcours ouverts. Je déclare les opinions faux, et m’interdis l’écriture de pensées singulières, infâmes et ne tournant que dans la direction de mon égocentrisme. Je suis vidée.

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante dix :



Partie sur la côté ouest pour retrouver la mer et son vent légendaire. Peu et pas d’inspiration pour ce vendredi.









Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante neuf :



Récits continuels. Je saute les heures contraignantes avec enthousiasme, rêvant de l’excitation finale à venir. Rencontres surprenantes entre la fidèle et la double personnalité. Je suis devenue pauvre en vocabulaire. Pauvre dans mes fabulations et mes fantasmes. Parce qu’il m’est, avec stupeur, devenu impossible d’exprimer les profonds sentiments émotionnels. Mes émotions miroitent. La vérité surgie sans que j’en prenne peur. Les choses animales se révoltent et ne me crispent pas. Moi et mon confort écœurant. Je suis devenue une artiste à but. J’irais un jour voler au dessus des paysages orange et ardents. J’irais trouver mes ambitions. J’ai abandonné mes convictions et mes passions. Abandonné les choses auxquelles je pensais méditer en évoluant les sons moraux. Ils ont empoisonné les ondes sans que la conscience ne me revienne. Les faces à face avec le miroir. Glacial. Je suis et fût une désagréable lueur animant la vengeance d’autrui. Allumer pour provoquer. Ils ont jeté les bouts humains sans explications apparentes. Certains nous ont donné envie de laisser les choses dans l’incompréhension, quand d’autres laissait la compréhension les atteindre. Les mots inintelligibles. Mode aléatoire irréel. Tu dormiras bien ce soir.

mardi 13 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante six :


Attendre les milles constellations. Petit énergumène, plongé dans ses souvenirs. Il s’attache et se branle sans relâcher les masses. Petit être pantomime, caresse l’horizon, comme si le vent tournait, sans que l’on en fasse possession. Alors bien sur, il faudrait réinventer les inventions, se mettre à genoux pour combler les trous. Alors bien sur, il faudrait qu’elle soit là. Pour qu’à nouveau, il se remette à pleuvoir. Non mais voilà, petit énergumène, a perdu le restant, de ses ailes. Non mais voilà, petit énergumène, retrouvera son chemin, dès demain matin.
But, she is no one. Lost in her trouble. You have to keep in touch. You should be there for her, you should rock her. But nobody is there. And she is crying behind the long shadow. And you get it, but you didn’t get her laugh. So, she lost all of her writing in your mouth, she gladded to see you once more time. The silence is broken. Hard smell poured down her flavor.
Et puis, on revient vers les étoiles. On se plait à les compter pour ainsi les ignorer. Ils reviennent les mensonges. Les hypocrisies familières. Petite princesse aux durs songes, petite enfant, se contemple dans les gouttes, Elle pleure des larmes, elle pleure le rire. Elle sourit sans bouger. C’est comme une chanson, écrit à la va vite. Comme un souffle expiré, qui ne dur que le temps d’une note. Comme si, les mots fusaient à nouveau, comme si l’on voulait se considérer à nouveau poète. Et l’on sommeille dans nos troubles arrangements, nos vaines excuses, pour animer les lignes. Elles gambadent, les douces floraisons, sans que l’on ordonne la cueillette. Retrouver moi, sur un champ printanier, puisque déjà, je sens le printemps arriver. Ecouter les bruits.

lundi 12 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante six :


Il me faudrait le début d’une trame. Une gamme pour harmoniser les mots les uns aux autres. Une douce note pour adoucir les mœurs, et renforcer les paroles. Ils ont volé les derniers songes qui n’appartenaient qu’au futur. On pose les caméras, focalisons les regards sur le nouveau monde qui nous apparait. Posons nos rêves, pour rejoindre la réalité. L’arme sentimentale pointe le bout froid contre nos joues élancées dans des bonjours hypocrites. Il nous est redevenu dur de suivre les mots. Recommencement, recommence à nouveau. Lancer quelques questions sur le cursus vital d’autrui. Détaillons nos derniers arrangements pour un weekend loin de la capitale. Je me foudroie devant ma paresse obscure, qui me contraint à ne rien faire. Doux paradoxe. J’aimerais relancer les débats et dialogues, recréer un monde spirituel autour de questions invraisemblables, et qui tendent à me faire penser. Mes pensées s’effondrent. Parlerons-nous d’amour ou de mort. Parlerons-nous de nos derniers instants séparés. Ou parlerons-nous des visages odieux qui nous croisent sur les pavés. Je veux maitriser le savoir, et faire de moi un nouveau personnage penseur.

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante cinq :


Le grand jour de la paresse m’accueille. C’est par cet attribut, que l’on s’évite la corvée ou non, de l’écriture quotidienne. L’inspiration s’est dérobée de mon esprit. Je ne sais plus aligner les mots, sans les faire retentir dans un vide glacial. Je n’ai rien fais. Je ne ferais rien de plus. Je me prélasse dans mon lit, regardant des films plus stupides les uns et des autres, et en m’absorbant des mots anglais. Les conjugaisons futuristes ne prêtent pas attention aux ambitions délabrées de cette pauvre petite personne. Je vous salue.

samedi 10 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante quatre :


Etre à la place de.[…]

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante trois :



Les hasardeuses. Nouvelle semaine qui s’achève. Douce prise de conscience que le temps, une fois de plus ne nous attendra pas. Il n’y aura pas eu de regret sur la durée du voyage, malgré les mélancoliques instants. J’erre sans mal dans leurs rues, aguichant quelques regards et m’enroulant dans un jeu de rôle adultère. Améliorer le but de mes visites. Je ne sais écrire de belles et longues phrases, je ne sais donner un sens aux mots sans leur prendre leur sens. Je sens que je vadrouille dans une sphère plate et instantanée. Nos vendredis sont toujours heureux, malgré les insatisfactions obsédantes. Les nouvelles rencontres forgent notre français, malgré les on ne parlera pas aux personnes comme nous. Malgré les promesses et les résolutions, que nous ne tenons jamais. J’écris une valse symphonique. L’auteur qui sommeille en moi, se plait dans la découverte de l’intérieur, une sorte d’introspection à double tranchant, désormais je suis comme une prisonnière dans la sombre lueur de la personnalité faillant. Danse et danse. Amuse le corps dans des courbes astronomiques. Je quitte le je pour le tu. Le nous s’enflamme. On parle pour parler, des langues se mêlent, joli mélange des cultures. Pas d’ambigüité dans les mots.

jeudi 8 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante deux :



Je sais que l’on est capable. S’enfouir bien plus loin que nos rêves. La danse des questions reprend. On souhaiterait voir tomber les masques différents et menteurs, pour voir les vrais visages tournoyer autour de nos têtes. Aimerait cueillir le soupçon de personnalité qui fait d’eux des êtres uniques et singuliers. Et pourtant, je reste en face à face avec des clones, copiés par centaines, qui, m’amusent, lorsque leur pas se synchronise et lorsque leur démarche imite celle d’autrui. Le fait réel entre l’unicité, et la pâle copie inévitable. L’amour du paradoxe entre dans un paroxysme idéal. Je ne fais qu’écouter Vivaldi. Peut être une envie d’arriver plus vite que tout, au printemps. Tenter de toucher ces dix neuf années. Courir après la vieillesse. Je suis une impromptue mémoire. A nouveau, je me retrouve sur les rails, regarde leur traits, plus ou moins fins, plus ou moins expressifs. Regarde ces bouts de personne que jamais plus je ne recroiserais, trouve la pointe de ridicule dans leur assurance béante. Parce que je ne suis qu’un personnage animé, inanimé dans sa routine. J’entrais dans cette salle quotidienne. J’entrais pour prendre comme tout autre mes cours et écouter les nouveautés récurrentes. J’entrais parce qu’il le fallait, et que ceci semblait la meilleure des choses à faire. Par contrainte, obligation ou devoir. Appelons les mots par des mots. Ils me jugèrent. Parlaient d’une française en allemand. Parlaient de ce qu’il n’arrivait pas à comprendre. Cette fille là bas, blonde, et distante. Cette fille là bas, qui s’assied dans son coin, sans prononcer mots, parce qu’elle garde ses maux en elle et puis, elle ne voit pas l’utilité de prononcer les anglais aux inintéressants. Partir dans sa singularité, s’engouffrer dans son mal. Je suis d’un autre temps. Arôme distillé, épuisé. Les belles métaphores ne nous oublient pas. Une sorte de valse brillante se fond en moi. Aimer jouer à l’incomprise. Les clairs de lune.

mercredi 7 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante et un :




Je suis un produit consommable, une sorte de personnage prévisible. Les heures fusent, et l’on en voit déjà plus le temps passer. Les après des contraintes nous animent et rehaussent le peu de moral qu’il nous restait. Et puis en fin de compte, la mélancolie n’est pas réapparue. Parce que l’on connait déjà la fin du joli voyage. Les esprits vintages font leurs apparitions. L’envie d’écrire est réduite, alors ne nous éternisons pas dans des discours élogieux et romanesques. Parlons simplement et sans attributs. Je suis une nouvelle renaissance.

mardi 6 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante :



Je suis, pour être une figure hautaine. Il parait que l’horoscope annonçait une bonne et belle nouvelle. Des nouvelles rencontres fleurissantes, et des coups d’amour dispersés se réunissant en mon regard mystérieux. Les journalistes ne savent plus qu’inventer. Et il me faudrait prendre leur place pour réinventer les histoires actuelles. Ce ne fut qu’une longue et simple journée de cours. On s’ennuie dans la banalité des activités et ne voyons plus le profit. Laissons planer le bénéfice du doute, et permutons avec nos exigences. Vouloir retrouver le monde, et s’effacer de ce microcosme qu’est notre savoir. Notre building à l’irlandaise qui ne considère que le studieux, et omet l’ambiance. Des Blabla indifféremment continuels. Un soupçon d’amertume s’enquiert de moi. Ils sont le mépris qui me forme. Je suis l’éternel recommencement, d’une résolution prise sur le tas, et d’une métamorphose continuelle du mélancolique.

Les carnets de vie. IIPart.


Jour cinquante neuf :



Le carnet à ma gauche. Je continue les récits d’une jeune demoiselle perdue en Irlande. Mes jours pluvieux, tel est le titre des écrits. A côté du paradis, là où habite le tragiquement imparfait, à l’envers du monde. Les beautés sont si fragiles et secrètes. Je quitte la touche pentatonique. La renaissance de l’année. Et j’étais là dans l’aridité de nos confusions. Il a plu. Je me trouvais jambes à moitié dénudées. Les cheveux au vent, et se refroidissant. Tout comme le reste des membres français. Retour à l’ignorance et au manque. Il n’y eu pas de salue. Tout ne peut pas se comprendre. On entre dans une chanson rythmée par nos paroles. Bonjour. A demain. Je ne sais pas. L’ivresse de nos corps enfumés. C’était le début d’un régime nécessaire, qui finissait, par une place assise dans un Fish & chips. Et nos voix familières, l’on fait venir. Petit français arrêté sur ses idées d’hommes, aimant le beau vulgaire. L’incompréhension fuse une fois de plus. Mais qu’importe-t-il. Je suis une danseuse d’étoiles. Les rêves qui nous submergent. Vas et pars. Amour, je suis le talent qui te méprise. Envie de revoir les écrits expérimenter les sombres recoins de la littérature moderne et juvénile. Envie de retrouver la motivation pour finir les bouts de phrases et les bouts d’ambitions. L’exhibition arrivera un jour à terme, lorsque l’idée novatrice sera. Les petits soirs d’hiver. Là où la noire pluie relate nos roses rêves.

Les carnets de vie. IIPart.


Le grand retour de l’itinérante dépendante.



Jour cinquante huit :




Tricher un instant de plus sur les horaires exacts. Tricher et s’en tirer, puisque je suis devenue seule maitresse du libre arbitre. Les pieds sont posés à Charleroi, attendant nerveusement le vol à destination de Dublin. Le temps interfère dans les départs. Et on attend, dans une attente impersonnelle, seule bercée par la musique singulière projetée dans les oreilles. Avec l’envie incessante de s’allumer une cigarette. De consommer le mal et de le faire avec plaisir. Je suis une impatiente. Je dois attendre et le planning se dérègle. Les désirs d’une petite princesse. Il faut parler pour faire avancer le temps. Il faut que je parle pour faire croire que l’espace de mes secondes est occupé. Alors j’entreprends l’aventure pittoresque de la petite enfant. Parlons bien parlons profondément. Nous sommes le quatre janvier deux mille neuf. On se permet quelques paroles en l’air en ce début de janvier, comme ces mots que l’on dit sans cesse, et qui nous échappent dès février passé. Mes résolutions 2009. Moi je les prends et m’autorise à les respecter. Je voudrais en deux mille neuf que tout le monde soit beau et gentil. Et on s’embarque dans des utopies qui ne sont pas miennes, puisque l’unique résolution que je m’engage, non pas à prendre, mais à essayer de prendre, est de laisser de côté ma mélancolie et dépression étrangère, pour la joie et le respect de mes exploits trans-universels. Quelque chose dans ce genre. On m’a emmené ici, dans cet aéroport. Sur la longue lignée de la route, regardant devant moi la brume et les nuages noirs. Regardant abstraitement un décor lointain du, dans quelques heures je serais à nouveau là bas. Les mots ne cesseront jamais de fuser et d’emprunter la négativité de l’émotion. Qu’il en soit ainsi. J’en ai fini avec mes écrits. Je veux me plonger les maux dans la musique ambivalente.