lundi 19 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante neuf :



Récits continuels. Je saute les heures contraignantes avec enthousiasme, rêvant de l’excitation finale à venir. Rencontres surprenantes entre la fidèle et la double personnalité. Je suis devenue pauvre en vocabulaire. Pauvre dans mes fabulations et mes fantasmes. Parce qu’il m’est, avec stupeur, devenu impossible d’exprimer les profonds sentiments émotionnels. Mes émotions miroitent. La vérité surgie sans que j’en prenne peur. Les choses animales se révoltent et ne me crispent pas. Moi et mon confort écœurant. Je suis devenue une artiste à but. J’irais un jour voler au dessus des paysages orange et ardents. J’irais trouver mes ambitions. J’ai abandonné mes convictions et mes passions. Abandonné les choses auxquelles je pensais méditer en évoluant les sons moraux. Ils ont empoisonné les ondes sans que la conscience ne me revienne. Les faces à face avec le miroir. Glacial. Je suis et fût une désagréable lueur animant la vengeance d’autrui. Allumer pour provoquer. Ils ont jeté les bouts humains sans explications apparentes. Certains nous ont donné envie de laisser les choses dans l’incompréhension, quand d’autres laissait la compréhension les atteindre. Les mots inintelligibles. Mode aléatoire irréel. Tu dormiras bien ce soir.

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