jeudi 29 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.



Jour quatre vingt deux :


Je compte les messages lancés et sans réponses. Je compte les jours sans vouloir les voir disparaitre. Aujourd’hui, il n’y a plus de remise au lendemain les choses à faire en ce jour. Je suis au pied de la lettre les consignes du début. Je suis et j’écoute mes propres ordres. Je ne veux pas fuir le réel, mais je veux partir sans prendre conscience de mon départ. Je vis dans une incertitude environnante, qui fini par m’aimer. J’attends un être qui ne m’attendra jamais, et je ne m’offusque même plus à cette pensée. Parce que nous, nous pensons sans arrêt aux termes d’amour, que l’on se partage des belles et longues histoires d’amour qui n’existent que dans les regards des autres, et parce que moi, et uniquement moi, ne considère pas l’amour comme une chose à atteindre. Mais comme la chose à ressentir. Je n’ai pas de but dans la vie ; je veux juste laisser cours à mon plaisir personnel. Ne pensons pas absurdités. Je veux être une relecture. J’aime provoquer sa personne, j’aime jouer avec ce qu’il est, et peut être que mes mots le pousseront à répondre aux miens. Il ne me reste plus que trois jours en Irlande. Le temps passe trop vite. Et je ne veux pas retourner dans une routine routinière. Même si je m’y suis déjà glissée à cet instant là. Il faut de la précision pour couronner mon désordre. Je veux à nouveau m’emparer de toutes les futilités du monde, pour vous faire croire qu’en fin de compte, et en fin de personne, je ne suis qu’une personne troublée et superficielle. J’aime la dérision. J’aime contraindre mes doigts à écrire ce que je ne pense pas. Bientôt nous revivrons comme des anciennes amies. Je veux de l’or dans le soleil, celui qui me chauffe les joues au travers des vitre, celui qui m’apaise, non pas de colère mais de bonheur extrême. Je veux jouer avec le printemps, il m’attend sans que je l’attende. Il faut s’envoler vers les nouveaux horizons. Caresse une dernière fois la crinière blonde. Je caresserais les rayons.

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