vendredi 23 janvier 2009

Les carnets de vie. IIPart.


Jour soixante dix sept :


Sous les phases lunaires, nous perdons pied dans son in attrapable face. Le bonheur est venu se mêler à mes yeux, le bonheur a surgi de nulle part, dans une seconde simple et forte d’envie inexplicable. Il fallait marcher, les yeux hautains et la cigarette placée entre deux doigts, pour ressentir le soleil se poser sur les joues à moitié froide et passer en revue les délices vitaux. Nouvelle sensation de jeune irlandaise, qui finalement regrette peu à peu les aventures passées et à passer, les aventures futiles et éphémères, que l’on s’enquiert lors de nos étranges voyages. Une semaine ne nous paraitra jamais suffisant pour finir l’exploitation des rues sombres et étroites. On parlera ce soir une dernière fois, de nous et de nos beaux souvenirs, parlons de ce que l’on aurait voulu faire, et redessineront le bonheur. Le soleil m’immerge, et l’odeur d’un printemps précoce se fait sentir. La seconde phase lunaire s’approche peu à peu, et fini par s’accrocher à mes pensées. L’instant d’un nuage noir, l’instant d’un soleil dissimulé derrière les vapeurs grises, et le caractère sombre réapparait, donnant à mes secondes à venir, une maladie triste. J’aurais pu éviter la mauvaise allure. J’aurais pu redéfinir les lettres de bonheur et tristesse. Parce que parler au conditionnel ne m’aura que trop affaibli, je convoite les choses qui me sont interdites. Je convoite un monde futile et superficiel, qui n’est pas mien, mais où l’on aime se perdre, puisque l’on reconsidère sans arrêt la personnalité qui nous reflète, et que l’on arrive, par des moyens pathétiques à se dire vide. On voit un creux immense et foireux, qui pousse le sourire dans la disparition et emmêle les songes dans des forets complexes. Je veux parler sans parler, et raconter les histoires les plus sordides au travers de mes yeux. Je veux que l’on ne lise pas les écrits, mais qu’on finisse par les interpréter. Je veux la reconnaissance de la personnalité et non la reconnaissance du jugement. Je veux l’impossible, mais le rêve est acceptable. Je veux une nuit dans ses bras, sans prendre trop à cœur la courte durée de ces deux êtres. A trop vouloir. Mon bonheur n’a pas eu de fin. Il ne recommencera pas tel qu’il a commencé, mais m’accèdera une fois de plus, en fin de soirée A la recherche de. J’ai fini par aimer ce que je détestais.

Aucun commentaire: