
Jour soixante seize :
Partons dans des lubies disproportionnées envers la destinée morale. Partons dans des questions/réponses. Dans des courants littéraires faussés, qui pousseront l’être à entrer dans l’intégrité morale d’un autre. Partons dans des débats loufoques, où l’on suffoque sous le coup d’arguments. Il y a-t-il vraiment une logique dans le terme amitié. Il y a-t-il vraiment une quelconque envie, cachée ou non, dans ce terme ancestral. Faut il chercher à comprendre l’autre, lorsque l’on ne désire, invraisemblablement, que se comprendre. Je resterais assise dans ma sagesse factice, regardant le monde d’un œil ouvert, et m’interdisant d’oublier ce que j’étais, ce que je suis et ce que je serais. Je ne vois qu’une suite de conjugaison, une suite de mots mis à mots, qui s’empare de mon univers, dans lequel l’utopie règne. Nos conseils me pousseront à remettre tout en cause. Ils ont eu raison d’agir tel qu’ils le firent. Raison de douter de mes arguments, puisqu’ils n’étaient pas. Je suis dans un vague avenir incertain, penchant du côté de l’improvisation et du sans lendemain fixe, puis penchant, d’un côté organisé et prédéterminé. On juge pour survivre. On juge pour s’animer. On juge pour se divertir. On juge parce que l’on aime le chaos dans lequel on place nos personnages. Comme une grande bande dessinée. On dessine et crée nos personnages de toute pièce, luttant contre la monotonie de nos personnages, et recréant des caractères où l’on aura sans cesse quelque chose à dire. Si je prends conseille des dictées, je me force à agir selon la conscience de l’autre. Devrais-je une fois de plus analyser les termes de ces avertissements ? Rentrer dans une ère de paranoïa complète. On parle de conviction, de but et de bonheur, sans parler des choses réelles. On parle d’utopie et de monde imaginaire, sans prendre conscience de nos réels intérêts. Chacun gardera son côté moralisateur, chacun le gardera, puisque l’on veut que son suivant soit notre semblable. Remodeler autrui au travers nos iris. Il faut parler philosophie pour s’approprier les implicites. Il faut voir un piège incessant. Nous vivons dans une manipulation humaine constante, d’où, notre bonheur sort. Je n’ai peut être pas complètement perdu tous mes sens moraux. Après tout. Seule juge de mes actes.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire