Jour soixante quatorze :
Journée inachevée. Je n’ai pas peur de la route, comme le voudrait le grand rouleau. Et si l’on s’arrêtait dans des rues étroites et sombres pour contempler le vide de nos personnes. Il faut admirer les couleurs au travers d’un objectif noir et blanc. Tout comme il faut découvrir les mots les yeux clos. Marcher dans l’inconnu désertique, tout donner contre la paresse. Mes fonctions ne remplissent plus mes tâches. Au cœur de la nuit, la métamorphose implose. Les deux faces s’animent. Chanter en fanfare sans prononcer mots. La renaissance de l’esprit se fait désirer, dans ce vide contemplatif, oubliant les inerties humaines. Nous ne savons plus vraiment où marcher, les sentiers s’effacent sous la lourdeur de nos pas automatiques. Parlons de gants de cuir noir arrachés aux sixties, parlons de tout ce que l’on se permet de recréer en dénaturalisant le vécu. Ne faudrait-il pas se contenter d’ouvrir les yeux et de laisser cours à l’improvisation totale. Sans repères. Je suis une machine imaginaire recréant le crée et se plaisant dans cet état de vol. Il est devenu impossible d’imposer ses vraies idées, sous l’emprise de l’universalisation, déroutante. Le mensonge accompli nos destinés.
1 commentaire:
l'Irlande...dans un bel état! i love it!!
Enregistrer un commentaire