Jour quarante deux :
Parce que je n’aurais surement pas le temps d’écrire quelque chose demain soir. Parce que je serais surement trop occupée à me plaindre et à supplier mes géniteurs de me réinscrire dans mon ancienne école. Parce que je serais bien fatiguée, et toujours autant malade. Et puis simplement parce que je serais trop heureuse pour passer mes soirées face à mon ordinateur, relatant la stupidité du monde, de mon monde, ou parcourir les lignes en racontant mes complaintes. La marche débute. La promenade du chat commence aujourd’hui ou demain.
La douce suite.
Les vendredis ont laissé place aux adieux et à la joie de les retrouver. Je confonds les émotions et me perds entre ce mélange. Du rire aux larmes. Encore une phrase qui sonne et qui ne cesse d’aller et de venir. Comme à nos habitudes, on danse pour ne plus penser, et pensons au comment danser. Les furtifs.
Arrivée à l’hôtel pour les saluer, une petite boutade pour se mettre en forme et le weekend familial s’annonce déjà. J’avais oublié leur voix et leurs gestes. Oublié nos souvenirs et nos rires entrelacés. Ils marchent sans peine ; alors que je peine à marcher, dans ce bout de ville qui n’est pas mien. Consolident leur pensées et perdent vite pied dans l’immensité du ciel ouvert. L’impersonnalité les irrite. Déambulant dans les rues pavées, déambulant dans les nommées surdimensionnées. Je m’affaire dans mes songes, et vois déjà dimanche soir approcher. Je n’avais pas peur. J’avais juste les yeux ouverts remplis d’étoiles enivrantes.
Le temps passe. Je sombre et décide enfin de rentrer en ce début de samedi matin. J’aurais tant désirer ne pas rentrer, ne pas abandonner les moitiés de nous.
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