samedi 20 décembre 2008

Les carnets de vie.


Jour cinquante six :



Les notions aventurières. Parce que aujourd’hui est l’avant dernier jour en Irlande avant deux mille neuf. Parce que l’on se rend compte qu’on a passé une nouvelle étape et que l’on reviendra plus fort. Le temps de s’ennuyer, le temps de s’occuper, et le temps de gâcher le temps. J’ai perçu en cette journée, des bouts de ridicule. Le ridicule circulant à chaque bout de rue. Les bouts de femmes qui s’exhibent pour cueillir l’attention. Tandis qu’il me suffit d’un regard. Tandis que je fonctionne dans une bulle extérieure, sans désirant y être. L’artiste sommeille. Ne se réveillera que dans vingt quatre heures. Il est venu à moi, parlant irlandais. Intrigué par mon statut de jeune demoiselle en possession d’un appareil photographique. Les curieux. Nous travestissons la réalité pour y percevoir une quelconque attirance. Passionné par la manipulation de nos actes et nos pensées. Tel un troupeau, qui suivrait gentiment le reste du groupe. Parler en groupe.
Ce soir, une fois de plus je prendrais mon envol dans les rues pavées de Dublin. Une fois de plus je tenterais d’atteindre l’inaccessible. A la recherche de ce que je ne peux avoir. Pas faute d’avoir essayé. Je suis un homme solitaire. L’imprévu m’appelle une fois de plus. Mettre les pieds dans l’inconnu. Parcourir les visages non familiers. Je désirerais couper la pensée. Le je revient une fois de plus. Ne faut-il pas d’abord se connaître et nourrir son égoïsme pour permettre à autrui de nous connaitre et de le connaitre. Les contemplations. On joue sur de belles fabulations. Demain je décolle.
VENDREDI 19 DECEMBRE 19:11.
H-23.


?/Que va-t-on faire de toi.

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