samedi 13 décembre 2008

Les carnets de vie_.





Jour quarante huit :



L’alchimie des mots et de l’être. Gardons nos mains lourdes sur la splendide beauté de nos prostitutions. Mis à nous et battu contre le trafic d’émotions. Lire des bouts de phrases, la bouche pendante, et le souffle coupé. Lire en pensant puis penser en lisant. Penser à lire et lire pour penser. Nos multiples facettes. Nos doubles jeux. Un condensé de même expression et même impression. Le ressenti d’une vie funeste et terne, absorbée par la morosité de la routine. Les mêmes personnalités se confondent. Je suis un libre penseur. Destiné à ma perte. La perte de la prospérité et de la drogue littéraire. S’émerveiller pour un rien. Pour une futilité. Pour une beauté extérieure. Le lever de soleil n’aura jamais été aussi impressionniste. L’abstrait. Une douce lumière plongeant mes éclats dans mes rêves enfantins. Jouer l’espiègle enfant. Jouer et épier les bouts de vous. Il a l’art de transporter le savoir. L’art de donner des mots aux mots. Il joue son espiègle. Dans une vocation close. La sensation d’un ciel couvert, au dessus de nos têtes roses. Sensation d’être pour être et non pour l’être. Les mêmes gestes. Nous sommes des clones populaires. Elle a marché tout comme j’ai marché, la même démarche, la même allure, la même légèreté, la même maladresse. La théorie du singulier s’efface peu à peu. L’unique n’a jamais été et ne sera jamais. L’universalité nous plonge dans une ère où l’on voudrait ne pas être. Défendre les bouts de nous. Les chutes de mots. Les cris sourds et stridents. On joue avec nos fausses apparences, nos faussetés crues. Mélanger les conjugaisons et s’attarder sur l’erreur erronée. Faut-il maîtriser la maîtrise des sens. Morfondre l’exhibition pour l’in exhibition. Les silences sourds retentissent et ruissellent. Semer pour aimer et aimer le trio. Musique silencieuse face à l’abandon humain. Les rencontres qui n’ont jamais de fin et jamais de début. Les rencontres que l’on surnomme rencontres mais qui s’évaporent dans nos jours ensembles. Les jeudis soirs. Les jeudis après midi. Nos sourires parce que le weekend arrive. Même si demain c’est examen. J’ai marché dans ma solitude, qui me le rendait bien. Et je n’y voyais pas d’inconvénients. L’inconnu ne me veut pas, je n’irais pas le chercher. J’irais trouver là où je n’attendrais rien. Parce que la jeunesse me poursuit, et me veut du bien, parce que les mots fusent pour que je les utilise, sans qu’ils ne m’en empêchent. Garder le temps pour mon temps, ce temps pour un temps d’écriture. Le bourrage de crâne revient. Les grandes vitesses s’accompagnent de fluidité. Il faut suivre la tendance. Suivre le courant. Les courants d’air et d’eau. Les sens familiers et impromptus. Nos lendemains sans réponses. Et les changements bouleversant notre routine. L’immortalité de nos moments glacés et statiques. J’aime le confus. J’aime les sourdes attentions. La brocante des mots anciens.


Aucun commentaire: