Jour trente huit :
Il y a ton sourire. Et l’on se métamorphose dans nos ambivalences. Je signe mon portrait par mon sourire. Il fait la différence. Je garde les mains dans les poches, et parcours le cours de ma journée. Je joue avec nos couleurs, celles qui passent noires puis blanches, celles qui illuminent vos airs. L’on s’improvise poète. Improvise mes gestes. Je suis ton adoré. Apre des nouvelles rencontres, je joue la mijaurée, parce que je le suis, et elle s’élance dans ses grands convois de complaisance. A la recherche de nos fructueuses destinées, je me complet une fois de plus dans cette idéelle, et dans ce mélange d’ironie et d’adresse. L’animal court, l’animal se ronge, l’animal me désire. La bonté de nos mots est tombée, la beauté de mes rêves. Aujourd’hui je suis un autre, je suis le regard souriant, les joues remontées et roses, le regard figé dans un halo de lumière. J’ai mangé des gouttes de bonheur, j’ai rangé l’instinct farouche et peu envieux. Et là, elle danse. Elle s’extasie, lève les jambes et danse. Elle prend une grande inspiration, puis ris à n’en plus pouvoir. Parce qu’elle est heureuse. Parce qu’elle a découvert la nouvelle émotion. Et après tout, on s’en fout. Nos mots sont vulgaires et lâches, mais on s’en fout, on désire juste l’impossible, et il nous parcourt maintenant. On s’en fout de faire des fautes d’orthographe, on les aime, on s’en fout des regards qui vous font des reproches, on envoie tout valser, parce que rien n’est réel. Tout est figé dans votre monotonie des mots. Et l’on crie. Et elle crie. On confond les genres et les formes, parle de l’implacable, et on utilise sans fins les ET. Tout s’envole, tout prend un fond, on pense et on réfléchi, et l’on pense à la vitesse que prennent nos doigts sur les touches froides. Juste pour l’instant de quelques secondes, on s’envoie en l’air, n’aborde pas les sous entendus, il n’y en a pas. J’aime cet auteur, qui sombre en toi. Parce qu’il ne parle jamais et n’écrit rien. Il est juste là. Il ne se justifie pas dans des phrases alambiquées. Il ne côtoie pas les autres. Il est là et me regarde, parce que je suis comme lui. Mais je parle et écris. Je fourvoie ton imagination, mais les lettres sont âpres et blasphématrices. Les joyeuses richesses. La journée des artistes m’appelle. La nouvelle émotion est survenue. Elle marchait paisiblement dans un parc verdoyant, écoutant des rimes mélodieuses, et la pluie s’est présentée. Du rire aux larmes. Les plaisantes.
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