Jour cinquante quatre :
J’ai contemplé les avenues sans jamais baisser les yeux. Adopter la démarche fluide et corsée. La marche aux œillères a faillit. Il aura fallu à ma personne, une fois de plus, voler dans les yeux des autres et perturber mon esprit par mes complications. Je ne suis plus ce que je voulais. Je ne suis qu’un être à part entière, bercé dans ses illusions et paroles soumises. J’ai vu la différence et l’indifférence de nos mœurs, j’ai tenté d’obtenir ce que je ne pouvais avoir en ma possession, et les mots m’ont fait faux bons. Perdre l’envie de trouver les mots. En chute libre dans l’expression de nos salutations et nos divagations. La marche de l’itinérante demoiselle se révèle plus complexe qu’on ne l’eut cru. On voyagera un jour ou l’autre, suivant nos traces enneigées et courant après nos rires enroués. Aujourd’hui, on apaise nos paroles, et profitons de nos derniers instants irlandais. Les derniers moments avant une nouvelle année. Nos derniers. Les nouvelles résolutions fuseront, comme chaque année, et se laisseront emportées par la candeur de deux mille neuf. Les objectifs se volatiliseront dans la morosité de nos instants. J’ai appris les valeurs et les infidélités. La misanthrope demeure ici. La clarté des inspirations s’achève là bas. La demoiselle prend un air défiant toute anxiété, et pourtant, la maladresse se lit sur ses traits. On aimerait pouvoir marcher sans tomber. Marcher aisément et artificiellement, on découvre peu à peu la supercherie de l’âge. Et la jeunesse nous écœure. Elles marchent, sourire aux lèvres, enroulées dans des tissus soyeux, marchent sans prendre gare aux absurdités de leur personne. Et on aimerait, pouvoir agir de la sorte. Agir sans insouciance, et se dire que demain n’est fait que de beauté et merveilles, que demain les maux seront oubliés, et l’on pourra se consacrer à notre égocentrisme. La personne qui dit jeu se plait toujours à tourner les mots en sa faveur. Il faut dompter la personne pour en ressortir les meilleures choses. On ne parle pas d’égocentrisme, d’égoïsme ou d’autres formes de fabulations. On parle de mots pour décrire l’être, afin que de part sa connaissance, il se révèle et révèle les autres. Les bouts de vous que l’on s’obstine à voir et à connaitre. Le savoir d’autrui nous échappe. La construction de ce moi par rapport à vous devra établir le moi d’avant le vous et le nous. Etrange sont les mots lorsque la pensée réfléchie. Je ne voulais pas autant écrire, j’avais déjà commencé à baisser les bras, et pourtant je suis toujours ici. A conter les aventures diurnes et nocturnes, auxquelles l’on n’attache pas vraiment beaucoup d’attention. On lit simplement des bouts de mots écrits par une inconnue. Pour occuper l’espace et le temporel. Les inactions nous poussent dans des mélancolies enjouées. Et il ne me reste plus que trois jours avant de rentrer.
J’ai contemplé les avenues sans jamais baisser les yeux. Adopter la démarche fluide et corsée. La marche aux œillères a faillit. Il aura fallu à ma personne, une fois de plus, voler dans les yeux des autres et perturber mon esprit par mes complications. Je ne suis plus ce que je voulais. Je ne suis qu’un être à part entière, bercé dans ses illusions et paroles soumises. J’ai vu la différence et l’indifférence de nos mœurs, j’ai tenté d’obtenir ce que je ne pouvais avoir en ma possession, et les mots m’ont fait faux bons. Perdre l’envie de trouver les mots. En chute libre dans l’expression de nos salutations et nos divagations. La marche de l’itinérante demoiselle se révèle plus complexe qu’on ne l’eut cru. On voyagera un jour ou l’autre, suivant nos traces enneigées et courant après nos rires enroués. Aujourd’hui, on apaise nos paroles, et profitons de nos derniers instants irlandais. Les derniers moments avant une nouvelle année. Nos derniers. Les nouvelles résolutions fuseront, comme chaque année, et se laisseront emportées par la candeur de deux mille neuf. Les objectifs se volatiliseront dans la morosité de nos instants. J’ai appris les valeurs et les infidélités. La misanthrope demeure ici. La clarté des inspirations s’achève là bas. La demoiselle prend un air défiant toute anxiété, et pourtant, la maladresse se lit sur ses traits. On aimerait pouvoir marcher sans tomber. Marcher aisément et artificiellement, on découvre peu à peu la supercherie de l’âge. Et la jeunesse nous écœure. Elles marchent, sourire aux lèvres, enroulées dans des tissus soyeux, marchent sans prendre gare aux absurdités de leur personne. Et on aimerait, pouvoir agir de la sorte. Agir sans insouciance, et se dire que demain n’est fait que de beauté et merveilles, que demain les maux seront oubliés, et l’on pourra se consacrer à notre égocentrisme. La personne qui dit jeu se plait toujours à tourner les mots en sa faveur. Il faut dompter la personne pour en ressortir les meilleures choses. On ne parle pas d’égocentrisme, d’égoïsme ou d’autres formes de fabulations. On parle de mots pour décrire l’être, afin que de part sa connaissance, il se révèle et révèle les autres. Les bouts de vous que l’on s’obstine à voir et à connaitre. Le savoir d’autrui nous échappe. La construction de ce moi par rapport à vous devra établir le moi d’avant le vous et le nous. Etrange sont les mots lorsque la pensée réfléchie. Je ne voulais pas autant écrire, j’avais déjà commencé à baisser les bras, et pourtant je suis toujours ici. A conter les aventures diurnes et nocturnes, auxquelles l’on n’attache pas vraiment beaucoup d’attention. On lit simplement des bouts de mots écrits par une inconnue. Pour occuper l’espace et le temporel. Les inactions nous poussent dans des mélancolies enjouées. Et il ne me reste plus que trois jours avant de rentrer.
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