samedi 20 décembre 2008

Les carnets de vie.

Jour trente trois :



Comme si tout semblait paisiblement s’arranger. Arrivée dans une nouvelle famille. Partageant la salle de bain avec 3 autres personnes. Et contant mes aventures françaises. Je pose les questions et attends les réponses. Et reste dans un choix abstrait. Dans trois semaines je les rejoindrais. Décidée. Et puis j’apprivoise mon anglais et renforce mon français. Malgré tout ce que j’ai pu dire auparavant. Cette nécessité de parler français ne veut plus me lâcher. J’écris à nouveau des mots d’amour. Et redessine-le chez moi. Et puis j’ai mangé des bouts d’amour. Des bouts d’émotions et de gourmandise. Très cheeky aujourd’hui. Mais je ne cesse de penser à cet ancien style de vie. Je joue un rôle et n’arrive plus à parler naturellement. Je compte les mots et les apostrophes. Je dirige les sourires vers des figures imposées. Je ne contrôle plus mon espace, et reste en suspens. Et finalement je galère. J’espère maitriser parfaitement la langue, j’espère maitriser l’art des mots et des expressions. Un jour peut être. Et puis il y a lui. Lui qui ne cesse de roder dans mes pensées. Je suis restée quelques instants en prison. Dans une visite glauque et froide. Enrichissante et impressionnante. Et tout fini par nous emporter dans de vastes mélodies plus ou moins mélancoliques, ordonnées et valorisantes.




LES OUBLIES

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