samedi 13 décembre 2008
Les carnets de vie.
Jour trente cinq :
Le weekend arrive. Et voilà que nos marches funèbres peu à peu prennent des allures de grande dame magnifiée. Le sourire reviendra petit à petit sur nos lèvres, et l’on chantera à tue tête le bonheur qui nous enivre. Plongée dans un rêve à yeux ouverts, je prolonge mon utopie. Retourner dans un endroit d’envers. Il est venu le temps où il me faut pencher sur de nouveaux horizons et contredire ma contrariété. Le printemps m’attend, mais il me faut passer l’hiver en premier, malgré mes pas automnaux. Et quelles semblent belles ces vestales qui parcourt les rues par de longues enjambées fines. Mais qui sont-elles. Des personnages dénués de sens qui cueillent le destin animal, le fauve chic et marginal. Elles n’accordent plus d’images et de sentiments à leur être, n’engagent plus la même sympathie et le même aspect commun. Il est lasse, petit et mal vêtue, puis elle, elle est grande blonde et classe. Leur corps ne se mélangent pas lors des visions esthétiques, et pourtant. Et pourtant, c’est surement ainsi que le couple se fait, que les choses se créent, que le commencement commence. Le début des Adam et Eve. Des mots d’amour qui pleuvent à n’en plus pouvoir, et vous rendent fou. Je l’aime mon regard critique et fixe. Mon regard qui fusionne et détecte leurs corps. Mon esprit qui s’abandonne à mes maux et mes joies. J’arrive, j’atteins, je prends pieds. Je sombre et j’envie. J’allume et éteins. Je veux me dérober de cette jeunesse factice et inventaire. Artiste de mes rêveries. L’impression d’employer sans cesse les mêmes mots, les mêmes images et métaphores. Les mêmes expressions littéraires. Et le monde m’envahit sans que je puisse prendre une dernière bouchée d’air frais et pur. Il est trop tard. Je coule dans mon chagrin irlandais. Je coule dans cette paresse libre qui ne veut plus me faire avancer.
Pour toi, pour moi, pour nous. Envie d’envoyer tout en l’air sans que les choses ne se brisent.
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