jeudi 13 novembre 2008


Avec toi. Avec moi. Avec nous.




Jour Trois :



Les instants où certaines choses semblent s’arranger. Il est venu le temps de rencontrer d’autres personnes du même parcours linguistique, ou bien quelque chose qui s’en rapproche plus ou moins. Après une attente matinale dans le froid et le vent, je pris un bus direction je ne sais où. Quelques part dans les hauts plateaux irlandais, savourant avec aigreur les boissons locales, dites Guinness, explorant la flore typique british s’étalant le long du lac de monsieur Guinness, ce grand homme d’auparavant. Peut être suis-je en train de taper des mots dotés de plus de sympathie que leur prédécesseurs, ou bien peut être que simplement, ma solitude m’indiffère légèrement plus. Dju croise des regards indifférents, tout semble plus léthargique au bord des mers irlandaises, le vent emporte les derniers soupçons de pensées profondes des humains. Des autres. On ne prend plus le temps de réfléchir aux choses essentielles. On se complet dans son petit bonheur quotidien, qui ne détient que très peu d’ouverture mondiale, ou très peu d’humanité à échelle réelle. Et paradoxalement à cette situation de critique subjective, Dju n’est autre qu’une personne intolérante, qui en fin de compte, reste basée sur des idées préconçues, telles que, l’homme se doit de réfléchir sur ce qu’il vit à l’instant présent. Des genres de foutaises monumentales, où l’esprit ne perçoit que sa douce promesse, et où l’on s’attend à trouver son autre comme son soi. La possessivité de l’exclusivité à l’universel. Et puis, plus tard encore, les langues se délient, on commence peu à peu à parler la langue locale avec ces hommes du Brésil, d’Italie ou les autres espagnoles. Tout devient vite illusoire, on comprend que, finalement, nous avions sous estimé le travail à accomplir tout au long de cette aventure marginale. Encore des je me rends compte que, et puis des j’ai compris. Let’s go home. Après avoir enfin retrouvé le chemin, après avoir compris le fonctionnement des rues quadrillées de Gleangeory, Dju rentre à la maison, mange un délicieux mix de nourriture Américaine version Asiate ‘, puis s’en va téléphoner à sa famille. Ces fameux « tes parents qui t’aiment ». Puis des Allo un peu tendus et timides, entre un garçon et une fille qui peu à peu prennent conscience de leurs sentiments. Et les dernières belles paroles qui comptent bien bercer la djudju July, dans ses rêves expatriés. « J’essayerai de venir dans deux jours ».




Avec Toi. Avec moi. Avec nous. 21h49 heure française. Juste un Lundi 27, jour irlandais férié. See u soon.

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