lundi 17 novembre 2008

Les carnets de vie.


Jour sept :



Bonjour, il est aujourd’hui 14 :11, heure locale. Le soleil est de la partie. Le froid toujours d’actualité. Nous sommes en ce jour, vendredi 31 octobre. N’enterrons pas les morts. Ils sont parmi nous ce soir. Des projets de prévu, peut être pas les meilleurs, mais des projets. Une sorte d’occupation intemporelle de nos temps peureux. L’école est finie. On se retrouvera lundi matin pour de nouvelles aventures. Et je suis toujours là. Seule. Je lis la pitié et l’ennui dans les regards étrangers. Ils s’animent dans des plaisanteries fantasques, de cette façon personnelle de parler anglais. Je ne suis pas la meilleure, ne cherche pas à l’être, mais où est donc passée la tolérance. Et je m’attache une fois de plus à des détails, je n’ai que ça ici. C’est un climat glacial que je tiens en mon for intérieur, dans les profondeurs de ma pathologie. En attente de mon cœur fleuri.
On organise des sorties dans la capitale, en pensant s’animer et s’amuser. Le début de soirée est tendu, une atmosphère silencieuse plane sur nos têtes françaises et brésiliennes. Première soirée Irlandaise dans un pub, des rencontres, des regards, des esquives. Halloween retient les personnes dans des costumes loufoques et amicaux. A ces deux bonhommes métamorphosés en gentleman des années 30, avec qui, contre toute attente, j’eu des bons rapports. Malgré cet anglais français. A ceux qui ont porté des sourires aguicheurs. Mon charme n’est peut être pas totalement inexistant. En fin de compte. Suite de la soirée dans un night club, quelques danses, quelques photos. Nos souvenirs sont déjà peu à peu gravés dans nos mémoires. Malgré tout, le retour à la vraie vie, lundi matin, risque d’être étrange. Affronter le regard de ces hommes qui, inconsciemment se plaisent à contempler et demander beaucoup de ma personne. Anyway. Retour dans un pub du temple bar. Avec ces personnages hauts en couleur, décadents et décalés. Avec ce sentiment de pouvoir tout contrôler, et d’abuser du pouvoir féminin. J’aime. La nuit apporte quelques satisfactions désordonnées. On marche, puis on parle. On reparle et remarche. Pour arriver dans un appartement, se contenter d’un bout de lit, avec 5 personnes dedans. Se mentir à soi même, pour atténuer les questions des familles d’accueil. Se contenter d’être une tout autre personne, pour ne jamais lever les soupçons, et rester dans cette discrétion personnelle, dans laquelle on se complet, et puis, parce qu’on aime se retrouver dans cette quotidienne solitude, sans qu’interfère les idées de gauche, ou de droite. Nous rentrerons sain et sauf. Le huitième jour d’une vie en parenthèse. Il était 9 heures.

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