Jour Vingt-sept :
Ils marchèrent tous, la tête haute, la démarche fluide et maitrisée, comme s’il y avait un réel but à leur vie, une sorte de destinée, ou d’une foutaise de ce goût là. Et peu à peu, j’entreprends de sourire, sourire pour ne rien dire, pour ne rien faire, sourire dans le vide, comme ceux qui le pratiquaient bien avant que je le découvre. Je fais partie de cette minorité, qui ne trouble pas son regard par ceux des autres, ou bien c’est ce que l’on me persuade d’être. L’on marche la tête haute et le regard posé en face, sans vraiment trouver son chemin, et vouloir le trouver. On avance par crainte ou par ennui. Par occupation du temps. On avance dans un vide noir, entouré d’inconnus aux histoires complexes. Et sans compter courir après mes arts, comme l’autre le disait si bien, je cours après moi. Il me demande d’exposer avec lui. Il me demande d’entrer en introspection et de me faire confiance. Je te fais confiance. L’action de croire en quelqu’un ne suffit pas pour deux. Je rêve les yeux ouverts. Et je suis à découvert. Ma vie est chère et pourtant il n’y a pas de matière. Il y a juste suffisamment de dégout, pour que l’on désire s’y attarder ou même s’y attacher. Je suis heureuse, malgré tout. Je suis ce que le reste n’est pas. Une putain de chanceuse. Il faut croire. Toujours croire. Cette connaissance savoure mon être. Se répand et s’explique dans un bordel de mots vulgaires.
PS : Plus qu’un mois avant de rentrer.
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