Jour Vingt et un :
J’abandonne mon corps à la paresse. Je m’autorise des horaires flexibles, et pose mon regard dans le vide, une fois de plus. Le début de la fin. La semaine s’achève, ce n’est que la troisième, et les rencontres s’enchainent. Je traine dans ma paresse, sors à gauche à droite, profite d’être une femme pour dépenser. J’étais là tu vois, en classe, et on me demanda ce que j’allais faire de mon weekend, et comme chaque weekend, on ne sait jamais. J’ai mangé une part de haine cette nuit là. J’ai voulu profiter pleinement de mes heures de solitude affective, pour aller à l’encontre de ma personnalité et de ce que je veux faire paraître. Je ne suis qu’une pâle copie d’Irlandaise. Mais il fallait profiter de la soirée, c’était la dernière de Christian, l’italiano, alors il fallait sortir, s’amuser, penser à autre chose, et évacuer les pensées tristes du rêve. Il fallait interpréter les nuits irlandaises en hommage à cet être. J’avançais dans l’assemblée, je les regardais, et m’amusais une fois de plus avec leurs regards, me croyant être au paroxysme de mes capacités de séduction. Je tends l’oreille, un sex vient se balader entre les mélodies électroniques du pub. Je parle, fais mine de comprendre et d’aimer. Esquisse ce fameux sourire pour dire que tout va bien, et provoque ma petite personne. La soirée s’achève. Je crois avoir largement rempli mon défi. Je crois que ce monde m’échappe, cette perversion de l’esprit, cette hypocrisie gratuite et ces mots faciles. Je regrette. Ma première résolution, sera de rester fidèle à moi-même et à mes principes. Même si pour l’histoire de quelques secondes, je me plais dans ce double jeu et cette double personnalité, me rendant un peu de mon prestige et offrant un large panel de sentiments de bien être. Mais le rêve d’être est éphémère. Et puis voilà, la journée s’achève, je rentre dans ma famille d’accueil à midi. Pense et repense à la naïveté de ma jeunesse.
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