mardi 25 novembre 2008

Les carnets de vie.


Jour Trente :



Je m’esquinte les pieds à marcher. Je m’esquinte la tête à force de penser. Et m’esquinte le sourire depuis que je l’ai abandonné. J’ai recommencé à compter les jours, attendant celui qui se rapproche. Le 13 je retournerais dans mon ancienne famille. Et je me veux de dépenser tout le temps qui encombre cette date. J’ai marché à n’en plus pouvoir, j’ai pleuré, beaucoup pleuré. A l’intérieur. Je ne voulais pas montrer cette mélancolie. Je ne voulais pas que l’on lise en moi, et pourtant. Les artistes sont arrivés à leur fin. Je me meurs au plus profond de moi, et ressent le sentiment d’insatisfaction, continuelle. J’exauce quelques vœux, réalise la stupidité de ma personne, à toujours trop en vouloir, et trop en voir. Et je comprends peu à peu qu’il faut rester là où l’on se sent bien. Alors pourquoi ne pas être restée à la maison ? Cette nuit, elle m’a réveillé, cette nouvelle maman. Elle est rentrée bien tard, avec son amant. Et je les ai entendus s’amuser dans leur chambre. C’est une demeure embarrassante. Alors je commence peu à peu à m’interroger, à me demander s’il ne serait pas plus judicieux de partir quelques jours, une valise à la main, et m’installer dans un hôtel. Ou squatter quelques temps chez des amis. Je ne sais pas, ne sais plus. Et le tourbillon de la vie reprend. Je tourne en rond dans mes pensées, mon imagination prend peu à peu fin. Et la pluie tombe. L’impression de ne pas avoir dormi depuis des semaines, l’impression de recommencer une thérapie personnelle. Et se dire que, je suis une chanceuse. Il faut que je tente de m’en persuader. J’écoute nos mélodies. Nos rires et nos larmes. Nos mots d’amour. Je nécessite l’inaccessible. Et l’inaccessible ne veut plus de moi. Mon regard se pose sur ces hommes. Ceux qui furtivement lancent un petit regard, sans sens. Et l’on part dans des histoires à l’eau de rose, d’un homme et d’une femme, qui finissent par s’aimer. Surement que je les aime ces histoires. Mais ce ne sont que des histoires. Des bouts de récits sans fin heureuse. Puisque je suis un être incontrôlable. Mélancolique rêveuse. FIN.

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