Jour Neuf :
Dimanche. Les redoutables dimanches. Comme la tradition le veut, dimanche c’est journée du seigneur. Soit journée de glande pour la personne que je suis. Après un lever laborieux, ainsi qu’une loquification extrême, j’entreprends d’aller voir le musée de l’imprimante. Sorte de bâtisse gérée par deux lesbiennes. Ne jugeons pas sur les apparences. Que dieu me pardonne. Suite à quoi je fis un tour en ville. Emporta mon regard dans les profondeurs des cieux, pensa durement à ma sor. Et ainsi de suite. Toutes ces choses plus ou moins abstraites, ou superficielles, de cet ancien habitat français. J’allume une cigarette, grille quelques bouchées, respire pleinement cette fumée nauséabonde, et repars d’un bon pas vers la station de train. Cherchant avec obstination un dernier regard, avant de m’engouffrer dans la bouche de la bête. Je lève une dernière fois les yeux. Inspire puis expire. Plonge mes derniers mots dans un carnet clos, et repars pour un nouveau trip dans les sombres pensées factices. Dimanche. Dis-moi dimanche. Jour d’infortune. Rien.
Ps, ou « au fait ».
Il y eu bien un événement notable ce dimanche. L’arrivée d’un nouvel habitant. Peut être une chose dont je me serais volontairement passé. Je crois que mon animal intérieur n’aime pas contrarier les habitudes lassantes de ma personne. Ou je crois, simplement, cerner trop vite les personnes, et créer de ce fait une overdose considérable. Peu importe les pourquoi de ces jugements. Je ne l’aime pas. Cet homme. De Nantes. Ce français. Peut être pas un être stéréotypé. Juste un être, qui n’a que la logique des maths et aucunes émotions apparentes. Cette chose belle et formidable qui manque à nombre de personne. L’art. Un peu trop marginal. Cette façon agaçante d’attendre quelque chose des gens. D’attendre un détail absent. De toujours attendre pour se contenter et se rassurer d’être là. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je vois en lui le manque et l’incompréhension. Je vois ce paradoxe entre la création de l’être qui est un art, et l’être qui ne s’approprie pas l’art. A méditer.
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