Jour Dix-neuf :
Le reste du monde m’échappe. J’échappe aux règles fondamentalement humaines. Puis j’échappe au reste du moi. Je fais partie de ces gens, dont le vide s’est emparé d’eux, sans avoir été prévenu auparavant. Je plonge mes maux dans mes mots, je joue les dicteurs d’émotions, puis les intermittents. J’adopte l’attitude du divorce. Dois-je ou non rester. Ai-je ou non le choix. Et ces interminables suppositions. J’abandonne mon cœur à l’âme. Je plonge mon regard dans les œuvres modernes des musées d’art, je plonge mes réflexions dans le regard de ces artistes, et reste muette face à ces esquisses. Peut être pas parce qu’elles me plaisent, peut être simplement parce qu’elles me parlent indirectement, et qu’elles font naitre en moi une certaine tristesse déjà présente, mais simplement à plus forte importance. Et en écrivant ces mots, j’écoute cette chanson tant aimée. You are my sister. Et toutes ces choses qui finissent par remonter à la surface les frissons émotifs. J’ai regardé des objets. Des choses. Des morceaux de personne. J’y ai vu les parcelles familiales. Je crois, il me semble, et cela me parait presque évident, que maman me manque. Délaissé famille, amis, confort, pour me retrouver dans les sentiers inconnus et impersonnels. Je cours à la recherche de mes arts. Sans que cette fois ci, la frénésie me touche. Mon meilleur ami s’appelle Solitude. Encore. Et ne m’oublie pas.
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