mardi 25 novembre 2008

Les carnets de vie.

Jour Vingt Quatre:


Les extraits de vie.

« Avant, Je croyais que la violence était dans les cris, dans les coups, la guerre et le sang. Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence, qu’elle est parfois invisible à l’œil nu. La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l’enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière. La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence est ce qui ne trouve pas d’explication, ce qui à jamais restera opaque. »

J’ai fini par observé et analyser ces traits de caractère. Ces traits qui en disent plus mais qui devraient en dire moins. Ils ont vécu les effets secondaires de la vie, sans qu’il n’y ait de notice. Sans que le mode d’emploi leur soit expliqué. Et sans qu’on me le révèle. Les choses se sont basculées comme ça, d’un revers de main, sans préméditation. Elles s’arrêtent pour parfois reprendre, mais pour bien souvent ne plus jamais revenir. J’aime ces lignes réfléchies qui offrent à mon esprit une minute supplémentaire d’intelligence. J’ai aimé lire les mots choquants et troublants de ces écrits, parce que simplement, les mots étaient simples et explicites. Il n’y a pas de mensonges dans les dires, il n’y a pas de faux semblants, et l’on s’inonde d’incompréhension à chaque nouvelle lecture, à chaque nouveau début d’histoire invraisemblable. Je multiplie les journées engourdies, avachie dans mon lit et contant mes faces sombres. Et j’admire cette amputation de l’esprit, cette force de jouer sur les mots et de se complaire dans un ensemble sobre de jolies choses. L’écriture de mes vingt quatrième jours ne reflète pas mes journées irlandaises. Elle reflète avec simplicité, la fin d’une lecture littéraire profonde.

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