A jamais à toi. A jamais à moi. A jamais à nous.
Jour Deux :
Do you get some dreams? No one. Je pleuvais de peine de l’inconsistance de ne pas avoir de rêve. Les seconds jours restent difficiles. Plus le temps de penser, plus le temps d’avancer, juste le temps de marcher sous la pluie battante et le vent arrachant. Ces mots de ce second jour resteront les même que ceux du premier. Se perdre le soir dans les rues de Dublin, en devinant les rues étroites où il faut passer, pensant au moment où je rentrerais en France. Mes pensées mènent toujours à la même signification. Je voudrais ne plus être pour mieux renaître. Quelque chose d’invraisemblable, un truc comme ça. She lets me alone at home. Je ne savais que faire, que manger, où aller. Alors je décrochai mon mobile, appelai Fabio, un italien quelconque, perdu à Dublin, que j’avais auparavant connu sur internet, le moyen des feignants et autres personnes timides et mal-lunées. Des voyages en train pour rentrer dans la grande atmosphère de la ville, rentrer dans cette sphère à demie close, qui ne laisse percevoir que les défauts humains. Les allures des jeunes gens se pavanant pathétiquement, sans prendre garde de qui est à côté de soi. La ville, n’est autre qu’un faut semblant de personne vivant en communauté. Juste des endroits dispersés, où le tout le monde n’est personne, et le personne n’est pas singulier. Peu d’humains pour reconnaitre son second comme son ami. Anyway. Il m’invita dans un café italien. A white coffee please. Des conversations hachées par des troubles de vocabulaire, des erreurs innombrables de grammaire, puis quelques rires coincés, des i’m kidding about you. Des mots français glissés dans d’interminables monologues. Et puis, plus tard, des pleurs. Des pleurs de fatigue, ou simplement des pleurs de tristesse. Quelques gouttes qui tombent, finalement à n’en plus finir. Due à la solitude, ou au manque de chaleur humaine, manque d’amour et d’amitié. Manque global. Les écouteurs dans les oreilles, les dernières chansons françaises d’actualité ou dépassées, des moi Lolita à tue tête, des mots qui rassurent l’être qu’est Dju. Des messages virtuels mais réels, des messages d’amour. Tes parents qui t’aiment… et le sous entendu des trois petits points. Des i miss you, i want to see you now. Et puis, finalement je parle pour ne conter que de faibles aventures quotidiennes. Qu’ils sont pathétiques les écrits de Dju la pseudo artiste, qui espère s’extérioriser par des mots insignifiants. La parole m’est disparue. J’ai besoin de parler français à des français. Juste besoin. Plus tard, des artistes israéliens sonnent à la porte, Dju descendit et leur ouvrit, un artiste ne se laisse pas à la porte, et si madame Cantwell ne restait pas sans cesse au téléphone, peut être qu’elle aurait entendu que je les avais laissé entrer, au lieu de, cinq minutes après, les mettre dehors avec des mots implicites, surtout froids. Et puis artistes, il n’y en avait qu’une, une jeune femme sympathique, avec qui je me sentais exister. Je crois que finalement c’est ce qui me manque le plus. Exister aux yeux des autres. Paraitre jolie aux yeux des autres. Conclusion, ce double monde n’est pas fait pour cette muse marcusienne. Des animaux arrogants et antipathiques.
A jamais à toi. A jamais à moi. A jamais à nous. Bonne nuit. 20:05 Heure irlandaise.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire