A toi. A moi. A nous. Des mots, des gestes et des rires. Des souvenirs compactés, névrosés.
Jour Un :
Destination Mulhouse/Basel, un stress déjà imminent, Dju ne pensait pas être atteinte de cette émotion que l’on appelle Tristesse. Et en fin de compte, je crois que je regrette d’être partie. Mes voyages dans l’âme n’ont surement été que prétexte pour tout quitter et pour ne pas affronter la réalité. Prendre l’avion seule, s’assoir à côté d’inconnu, sans connaitre leur route, sans savoir davantage leur destinée, et rester bloquée dans son siège, en pensant à ce qui fut l’avant de cet après. Une arrivée, un taxi, et une nouvelle famille. Des pleurs et encore des pleurs. Des rires nerveux, et des rires étouffés. Il eu fallut que je n’en fasse, une fois de plus qu’à ma tête. Vouloir l’originalité, s’évader de Belfort pour rejoindre l’inconnu et l’irréel. En ces débuts, était-ce vraiment le bon choix ? Et puis, tout ce passé qui nous retient, ces moments de débauche et d’amitié. Puis d’amour. Les départs renforcent les idées du cœur. Ces visages qui m’étaient si familiers, deviennent peu à peu étrangers, lorsque je rentrerais, rien ne sera plus comme il l’eut été. Il parait que l’on sait qui sont nos vrais amis, quand on voit ou non lesquels nous ont attendu. M’auras-tu attendu ? Et puis, les belles nuances sentimentales, les émotions liées à l’amour ont finalement pris le dessus. Tout est tombé d’un coup, une dizaine de jours avant que je parte, triste fatalité ? Dju est amoureuse. Dju devient sentimentale, même si la durée n’est pas à fixer dans les annales. Mais passons les états d’âmes/. Dublin est juste, pluvieuse. Je ne distingue plus la différence entre mes larmes et celle de la pluie. Mon parapluie s’est cassé. J’ai les cheveux mouillés, je grelotte, et je me demande ce que je fais ici. Les longs diners à 17h30 sont un semblant de réunion familiale, dans la langue du silence. Etrangement tendu. Encore des kilos superflus arrivant à toute allure. Avec du recul, espérons le, je m’en sortirais mieux. La maison est moche, et petite, et odorante. Une sorte de vieille maison anglaise des quartiers résidentiels et populaires, suis-je devenue trop exigeante et si peu tolérante ? J’abandonne mon corps à l’âme, dernier espoir d’une survie de courte durée. & J’en fais surement beaucoup trop, ou pas assez, et j’en reviens toujours à dire JE, sans laisser place au TU. Je te délivre ces passages de ma vie, telles les feuilles griffonnées d’un carnet de bord.
PS : Beaucoup trop de roux en une journée, j’en deviens vite submergée. Je ne sais que dire à ma famille, je ne sais comment interpréter les faits, je ne sais que faire. Alors, je bois mon café en tête à tête avec ma solitude française, en esquissant un sourire synthétique.
A Toi. A Moi. A Nous.
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