Pourquoi à toi. Pourquoi à moi. Pourquoi à nous.
Jour Huit :
Une semaine. Une semaine sur les plateaux irlandais. Une semaine qui passa plus ou moins vite. Et les fameuses larmes qui réapparaissent. Penser au futur, penser au fait, qu’en fin de compte mon retour n’est prévu qu’à Noël. Si loin et tellement proche. Mes premiers écrits du mois de novembre ne seront certainement pas différents des précédents. Je ne sais plus si, dans cet état lubrique, ma maturité est arrivée à son paroxysme. Je ne sais plus si, je cache ma personnalité ou tente vainement de la faire connaitre. Je ne connais plus les couleurs de la France, ni son sourire. Ni ton sourire. Ni le leur. Je ne connais plus les détails de nos vies futiles et inertes. Je plonge mes mots une fois de plus dans mes maux, j’interromps l’apologie de mon aventure. Les jours s’achèvent et se ressemblent. Que dire, que raconter. Dire une fois de plus que, j’ai vu le centre ville, ses beaux et chers magasins, ces milliers de personnes que je ne connais pas. Ces hommes qui charment mon idéal. Ces jeunes impotentes qui font naître la pitié. Oui, c’était surement ça. Il me semble. Ce mot pitié, que j’ai perçu dans certains regards. Pas une question de bravoure, de maturité. Juste une réponse de pitié. Je ne sais plus qui, ni comment, ni pourquoi. Je me souviens juste de cette pitié explosant dans mes songes. J’ai dealé mes rires à un voleur d’espoir. J’ai fini par troquer ce qu’il restait de moi. J’explose les sources monétaires pour ma survie. J’agis telle la complainte du chat. Applaudis ce tragique de l’existence. Je suis la dernière morose. Je t’apostrophe. Toi.
Pourquoi à toi. Pourquoi à moi. Pourquoi à nous.
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