Jour vingt :
Capri. C’est fini. Hier soir, le prince charmant s’en est allé. Laissant derrière lui la belle au bois dormant. Elle se piqua le doigt, mangea une pomme, et s’endormie dans ses sanglots. Tandis que lui, parti, refis ça vit, et vécu longtemps heureux. Je n’ai pas eu la force aujourd’hui, d’affronter les regards, ni de me forcer à parler, ni de rire. J’ai perdu mes bonnes manières et mes repères, et je m’efforce de rester solide. Je suis un mensonge réel, dénué de sens et doté d’un vide froid. Les maux sont durs et les mots sont légers. J’écris des bouts de pages, sur de fines couches de papier, en espérant me libérer la pensée et la conscience. Je cherche chez autrui un peu d’aventures éphémères, mais personne ne répond avec enthousiasme. Je me vois bloquée dans une idéologie féminine transversale, et ces personnes en face de moi, qui ne m’aiment pas. Ma jeunesse me joue des tours, et m’emprisonne dans une foi morbide. Je suis un art empoisonné.
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