Jour Cinq :
Nous sommes. Ou plutôt, nous étions mercredi 29 octobre. Deux jours avant la nuit des morts, deux jours avant un long et interminable weekend. Le temps toujours maussade, ne réchauffe pas le cœur. Il reste froid et frissonne de solitude. Les mots d’autrui ne suffisent pas à le réchauffer. Et les autrui ne sont que des personnes étrangères qui ne peuvent m’apporter que la satisfaction d’être moi, en dehors d’eux. Je ris. Jamais aux éclats. Je ris jusqu’au bout de mes lèvres. Pas des rires transcendants, juste distants et dans la norme de ce qu’il faut. Dju a acheté le nouvel album d’abd al Malik. Et puise désormais ses inspirations dans ses paroles, qu’elle aime tant. Juste l’amour qu’on cherche à vivre. Comme une envie de retrouver Roméo, pour combler le vide de Juliette. 13 heures, quelques minutes plus tard, après avoir fini son déjeuner, Dju s’en va, loin dans le vent battant, à droite. Rentre à la maison de substitution, se prépare aisément dans une atmosphère, avant de s’éclipser dans les rues populaires de la grande ville. Tournoie sur elle-même, allume une cigarette, regarde les bâtisses, s’imagine des rencontres hasardeuses et magiques, vacille et tournoie une fois de plus sur elle-même. S’en va essayer quelques couches superficielles, tombe amoureuse des millions de paires de chaussures, rêve d’une vie luxueuse et rentre en fin de compte, las et épuisée. Quelques instants dans un cyber coffee, quelques instants à siroter l’amitié qui l’a lie aux autres. La journée est achevée.
Mes voyages itinérants.
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